Stage Geneviève Decroix
du lundi 24 au mercredi 26 mai (3 jours) - 2010
Huile et acrylique
"L'art du portrait, d'après modèle vivant, composition et lumière"
Objectif de ce stage :

L'art du portrait est un des plus nobles, mais c'est un art difficile : On fait toujours des cous trop courts. On fait aussi toujours des têtes trop grosses, On fait souvent plus gros que nature. Je vous sensibiliserai à ces pièges.

Le secret : ne pas faire un nez ou une bouche, car alors, on fait intervenir une notion intellectuelle et un besoin de connaissance de l'anatomie qui ne s'acquiert qu'au bout de nombreuses années. Faire ce que l'on voit et non ce que l'on sait. Poser un petit triangle rose, une petite tache violette, mais surtout pas les ailes du nez.

Rechercher la ressemblance la fait perdre souvent. Car l'enjeu est trop grand, s'agissant d'un visage. Réduire les parties du visage à de petites portions que l'on peint les unes à côté des autres, comme on les a vues rend les choses plus aisées.
Ainsi l'art du portrait devient un art accessible, quand on "oublie" qu'il s'agit d'un portrait. Je vous apprendrai à regarder, à préparer votre palette, à mettre en page votre modèle, à cligner des yeux pour ne voir que l'essentiel, et à poser des formes et des couleurs. Et souvent la ressemblance vient ensuite, comme un cadeau …
Geneviève Decroix
Ce qu'on dit d'elle :

"Plonger dans le connu pour y trouver de l'inépuisable" disait Claudel. Cet inépuisable connu - jamais assez connu - est le territoire inlassablement exploré par l'école d'Etampes et très spécifiquement par Geneviève Decroix qui le parcourt surtout dans l'exercice du portrait.

Gérard Barrière
Parcours :

Geneviève Decroix est peintre de l'école d'Etampes. Elle passe son enfance à Mantes la Jolie où, de 1958 à 1961, elle suit les cours de dessin de Jean Guerin. Dans ce même temps, de fréquentes visites au Musée du Louvre l'amènent à se passionner pour les tableaux de Chardin, Vermeer et Corot. Elle rencontre Philippe Lejeune, en 1965, dans son atelier d'Etampes ; il lui donnera ses premières leçons de peinture. Elle suit son enseignement (portrait, icône, sérigraphie) dès la création de l'atelier d'art municipal. Aujourd'hui encore, elle pratique tous les dimanches matins le portrait sur modèle vivant. De nombreuses expositions lui sont consacrées, et son portrait de la femme au châle rouge lui valu dès 1991 d'être sélectionnée au prix Paul-Louis Weiller décerné par l'Institut.

Galerie de Geneviève Decroix