| Objectif de ce stage : | | L'art du portrait
est un des plus nobles, mais c'est un art difficile : On fait toujours des cous
trop courts. On fait aussi toujours des têtes trop grosses, On fait souvent
plus gros que nature. Je vous sensibiliserai à ces pièges. |
| Le secret : ne pas faire un nez ou une bouche, car alors, on fait
intervenir une notion intellectuelle et un besoin de connaissance de l'anatomie
qui ne s'acquiert qu'au bout de nombreuses années. Faire ce que l'on voit
et non ce que l'on sait. Poser un petit triangle rose, une petite tache violette,
mais surtout pas les ailes du nez. | | Rechercher la ressemblance
la fait perdre souvent. Car l'enjeu est trop grand, s'agissant d'un visage. Réduire
les parties du visage à de petites portions que l'on peint les unes à
côté des autres, comme on les a vues rend les choses plus aisées. |
| Ainsi l'art du portrait devient un art accessible, quand on "oublie"
qu'il s'agit d'un portrait. Je vous apprendrai à regarder, à préparer
votre palette, à mettre en page votre modèle, à cligner des
yeux pour ne voir que l'essentiel, et à poser des formes et des couleurs.
Et souvent la ressemblance vient ensuite, comme un cadeau
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| Geneviève Decroix |  |
| Ce qu'on dit d'elle : | | "Plonger dans
le connu pour y trouver de l'inépuisable" disait Claudel. Cet inépuisable
connu - jamais assez connu - est le territoire inlassablement exploré par
l'école d'Etampes et très spécifiquement par Geneviève
Decroix qui le parcourt surtout dans l'exercice du portrait. | | Gérard
Barrière | |
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| Parcours : | | Geneviève Decroix est
peintre de l'école d'Etampes. Elle passe son enfance à Mantes la
Jolie où, de 1958 à 1961, elle suit les cours de dessin de Jean
Guerin. Dans ce même temps, de fréquentes visites au Musée
du Louvre l'amènent à se passionner pour les tableaux de Chardin,
Vermeer et Corot. Elle rencontre Philippe Lejeune, en 1965, dans son atelier d'Etampes
; il lui donnera ses premières leçons de peinture. Elle suit son
enseignement (portrait, icône, sérigraphie) dès la création
de l'atelier d'art municipal. Aujourd'hui encore, elle pratique tous les dimanches
matins le portrait sur modèle vivant. De nombreuses expositions lui sont
consacrées, et son portrait de la femme au châle rouge lui valu dès
1991 d'être sélectionnée au prix Paul-Louis Weiller décerné
par l'Institut. | |